Au revoir Facebook

Chers amis
Chers jeunes africains
Ce premier Mai à minuit, j’ai mis fin à ma présence sur facebook, présence qui durait depuis 6 ans.
En 6 ans, je me suis engagé à former, cultiver et conscientiser la jeunesse africaine à travers des posts fréquents avec une forme pédagogique structurée autour de 3 piliers :
– Pensée globale
– Pensée critique
– Pensée complexe

J’ai introduit cet enseignant à travers les thèmes les plus clivants de la société africaine, comme la religion avec des phrases ou des mots tout aussi chocs que « l’employé est un esclave » ou « celui qui croit en dieu est un idiot », sans oublier « nos pseudo ancêtres Egyptiens ». J’ai eu comme l’impression que les aînés avaient été trop infantilisés et donc, leurs conseils à leurs propres enfants n’étaient qu’un amas d’idiotie pour la transmission de la soumission. Pour inventer un nouveau citoyen africain, il fallait donc, déprogrammer le logiciel d’infantilisation que 5 siècles d’esclavage et de colonisation avaient fait d’eux.

Mais puis, je me suis rendu compte qu’à rien ne servait de faire tout ce travail sans donner l’argent à ces jeunes, sans leur donner l’accès aux ressources qui leur garantirait une autonomie de ressources leur devant permettre une véritable révolution personnelle contre le système d’infantilisation de tout un peuple. J’ai ainsi crée le Rinvindaf. Une formation pour re-inventer un nouveau genre d’industriels africains plus conscients et cultivés. J’ai ai fait plusieurs sessions, dont 6 à Douala, 3 à Yaoundé, 1 à Bafoussam, 3 à Paris, 2 à Nuremberg, 1 à Frankfurt, 2 à Bruxelles, 1 à Ferrara, 1 à Genève, 1 à Londres , 2 à Montréal, 1 à Pékin, 1 à Lomé, 1 à Cotonou. Pour un total de 2000 jeunes africains formés. 4 Nouvelles seront programmées avant la fin de 2016, pour porter le total à 30. Plus de détails seront donnés les prochains jours sur ce blog, mais aussi sur le site www.iegeducation.com. Ce sera le dernier rattrapage du Rinvindaf 1,5 avant le changement de prix, pour répondre positivement à vos très nombreuses sollicitation d’en faire de dernières, donc 2 en Afrique, 1 en Europe et 1en Aérique du nord.

Parallèlement, j’ai publié 2 tomes du Géostratégie Africaine en 3 langues : français, Anglais et Portugais, dont les copies sont en cours de distribution gratuite à des enseignants de collèges de plusieurs pays africains. Le tome 3 et le tome 4 seront publiés avant la fin de l’année 2016. Ce sont des publications qui reprennent l’essentiel de mes leçons en cours de Master à l’Institut Supérieur de Management (ISMA) à Douala au Cameroun.

Pourquoi je suis parti de Facebook ?
Parce que je m’étais promis d’y dédier suffisamment de temps : au moins 2 heures par jour de mon temps pour dialoguer en direct et sans filtre avec les jeunes. En 6 ans, je crois que ma mission est terminée. On ne peut pas sauver tout le monde, mais contribuer à rendre meilleur notre monde, dans la limite des possibilités humaines de chacun. J’ai donné tout ce que j’avais et que je pouvais.

Mais aussi, je me suis rendu compte que Facebook était aussi le refuge des fainéants qui croient refaire le monde assis bien au chaud devant leur ordinateur. C’est pour cela que j’ai jugé utile de choquer encore une fois, pour réveiller cette frange de nos jeunes afin qu’ils comprennent que le virtuel n’est pas tout dans la vie et que la vraie bataille c’est bien sur le terrain. Quand je lis qu’il y a des jeunes africains qui sont sincèrement convaincus qu’ils peuvent récolter 1 million de signatures sur facebook pour construire les Etats Unis d’Afrique, je comprends que l’heure est grave et la naïveté de cette jeunesse encore plus profonde que je ne le pensais.

J’aimerais à travers ce geste pousser chaque jeune africain à mettre comme prioritaire de chaque individu, son propre bilan dans les actions sur le continent africain. On ne construit pas l’Afrique en l’insultant de Paris ou Londres, mais en s’y rendant, en mettant la main dans la boue. Il faudrait que les africains arrivent à poser à toute personne qui s’autoproclament expert de l’Afrique, où se trouve sa propre plantation. Où se trouve son usine ? Il faudra bien expliquer à certains naïfs intellectuels africains qu’on ne va pas affronter la concurrence des produits européens et asiatiques sur notre marché en invoquant les pyramides d’Egypte, c’est être malencontreusement hors sujet.

Quand on est en Afrique et qu’on frappe à certaines portes, on se voit très vite proposer de faire partie des certains cercles ésotériques. Quand j’observe le bilan des participants à ces cercles pour l’Afrique, je puis affirmer sans le risque de me tromper que, comme la démocratie, c’est une forme de diversion, pour nous empêcher de parler de nos problèmes. Parce que des gens qui auraient pu être unis dans le seul debat qui importe pour nos habitants : comment faire face à la concurrence mondiale sur nos territoires, nous en sommes à fanfaronner dans des divisions entre qui est dans tel cercle, contre celui qui a choisi un autre sans qu’on voit en quoi cela nous est utile pour répondre efficacement aux défis qui nous attendent.

Je retourne dans mes usines, je retourne dans mes plantations. Si un jeune veut me suivre, qu’il me montre qu’il a profité des enseignements du Rinvindaf pour créer sa propre plantation, pour créer sa propre usine e lui et moi pourrons cheminer ensemble vers cette première révolution industrielle du continent. Je laisse tous les autres continuer de bien créer des plantations sur facebook jusqu’à récolter.
Un formulaire sera mis sur le site iegeducation.com dans les prochains jours afin que tous les Rinvindaf qui ont mis en pratique mes enseignements puissent continuer d’en profiter, mais cette fois-moi, on passe à la vitesse supérieure avec des thèmes plus professionnels et plus confidentiels aussi des secrets industriels. Pour tous ceux qui ne pourront pas aller en Chine, ou qui veulent exporter vers la Chine, un service sera mis à votre disposition pour vous accompagner dans cette tâche.

Pour le reste, Bonne Fête du Travail à tous.

Jean-Paul Pougala

Tokyo, le 1 er Mai 2016