Formation en géostratégie africaine 2015

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Réinventer les industriels africains de demain

Au moment où, avec la tragédie de Lampedusa, le monde entier vient d’assister à l'énième triste spectacle de nos jeunes qui vont mourir dans la mer Méditerranée, nous assistons en même temps au ballet d'hypocrisie et de manifestation de solidarité de façade des institutions européennes, à l'origine de la catastrophe. Et toutes ces déclarations de principe nous ramènent à notre propre responsabilité dans cette tragédie qui se consomme presque chaque nuit entre l'Afrique et l'Europe, à nous poser la dérangeante question : Qu'avons-nous fait de concret pour que cela ne se produise plus ? Que fait chacun de nous à son niveau pour améliorer le quotidien de nos citoyens ?

Le monde entier pourra être solidaire avec nous dans notre tristesse, l'Europe pourra compatir notre douleur. Mais il y a quelque chose qu'ils ne pourront jamais faire, c'est se mettre à notre place pour comprendre le degré de notre souffrance. Parce que le prédateur ne pourra jamais comprendre quel dommage même psychologique il a infligé à sa victime pendant des siècles. Nous sommes les seuls à comprendre la profondeur de notre plaie et la largeur de nos cicatrices. Par conséquents, nous sommes les seuls à pouvoir apporter des solutions adaptées à nos propres problèmes.

Notre responsabilité devant l'histoire est celle d'être des constructeurs d'espoir pour notre peuple avant même d'être des créateurs de richesse et donc, d'emploi.

Si malgré la forte croissance économique que connaît notre continent, les fruits ne sont toujours pas perceptibles de la part d'une bonne partie de nos populations, toujours gagnées par le désespoir et qui vont  mourir comme personne humaine, au sens propre comme au sens figuré sur le mur de l'incantation chrétienne ou musulmane, mais aussi à des dizaines de mètres sous la mer Méditerranée, c'est qu'il y a quelque chose qui n'a pas marché dans toutes les recettes et théories que l'Afrique a importées. C’est que nos prédécesseurs se sont trompés sur quelque chose. C'est qu'en définitive, le cap n'est pas le bon. Et c'est à nous de le rectifier.

C'est l'objectif de cette série de formations de Géostratégie Africaine appliquée à l'industrie avec pour thème : Re-inventer les industriels africains de demain. Il s'agit de réunir la jeunesse africaine du continent à celle de la diaspora autour de l'idéal de sa contribution à la création effective de richesses à travers la micro-industrialisation du continent africain.

Après les conférences de sensibilisation au patriotisme africain de 2012 et 2013 à Montréal, Paris, Bruxelles, Nuremberg, Douala et Yaoundé, nous revenons en 2014, dans les mêmes villes pour passer à la vitesse supérieure et passer du simple témoignage de l'amour pour le continent africain à la part que chacun de nous devra faire pour mettre sa propre signature dans l'histoire positive de notre continent, celle des nouveaux pionniers, celle de nouveaux industriels, celle des créateurs d'espoir pour notre peuple.

Comme rappelé dans la leçon de Géostratégie Africaine n° 63, l'Afrique n'a pas le monopole de la misère, l'Afrique n'a pas l'exclusivité du désespoir. Et nous devons faire en sorte qu'elle rompe définitivement le contrat qu'elle a signé depuis trop longtemps avec ces mots de tristesse. Et ce, grâce à l'espoir que nous-mêmes posons sur chaque participant à ce cours.

PROGRAMME DE LA PREMIÈRE DES 10 ÉDITIONS

A- 1er Jour : Introduction à la Géostratégie Africaine dans le secteur industriel. Comment venir à bout de l'épineux problème de la compétitivité en Afrique ? Le rôle stratégique des ingrédients alimentaires. Le secteur des additifs, les colorants et arômes alimentaires. Comment fabriquer les cubes de bouillon, de la culture des épices à la commercialisation.

B- 2ème Jour : Élevage : les principaux pièges à éviter dans l’élevage, comment produire ce qui vaut de l'or: foie gras de canard, le juteux marché du cuir et des peaux de veau, de crocodile etc. Par exemple, le cuir est né comme habillement des pauvres : le tablier du mineur et du forgeron, aujourd'hui, il sert à habiller les riches. En ce moment, pour la première fois de l'histoire, la peau d'un veau coûte plus cher que la viande du même veau, à cause d'une pénurie généralisée sur le marché. La forte augmentation des milliardaires et millionnaires dans le monde a alimenté une explosion de la demande des produits de luxe dont la maroquinerie en cuir. Les élevages aux hormones des USA ne permettant pas de satisfaire la demande de l'industrie du luxe. Parce que la peau des animaux bourrés aux hormones n'est pas assez souple et résistante pour faire un sac à main ou le bracelet d'une montre de luxe par exemple. Des malles Louis Vuitton à la selle Hermès, en passant par les sacs à main Bulgari, tous recherchent du cuir provenant d'un élevage bio, naturel. Il y a une guerre sans merci pour trouver les peaux dites bio, comme celles de toutes les boucheries africaines (hormis l'Afrique du Sud), avec une peau très résistante. Mais la filière africaine est très chaotique et presque inexistante. Une vraie guerre de stratégie est en train de faire rage entre l'Italie et la France, avec des groupes prestigieux comme LVMH ou Kering qui pratiquent la politique dite de la terre brûlée, en allant acheter directement les tanneries pour ne pas courir le risque des ruptures de stock, mais aussi et surtout afin de priver leurs concurrents italiens du précieux cuir. En ce moment, aucun fournisseur de cuir ne peut garantir les prix au-delà de 3-4 mois, tellement la demande est forte et les produits difficiles à trouver. Comment l'Afrique peut-elle se faire une place dans le précieux marché de la maroquinerie de luxe, en commençant par le très prisé sac à main des femmes ?  La maroquinerie, ce sont les deux tiers du chiffre d'affaires des marques comme Chanel, Dior, Giorgio Armani, Givenchy, Vuitton, Gucci etc.

C- 3ème jour : Restauration : le très lucratif marché des plats cuisinés et des précuits. Comment ça marche ? Les erreurs à éviter. Pourquoi dans un restaurant européen ou asiatique on est servi en 15 minutes alors qu'il faut une heure pour un restaurant africain ?  Une aubaine à saisir pour les pionniers de l'industrie du métier dit, de la bouche.

D- 4ème jour: comment produire les ingrédients qui valent de l'or dans l'industrie alimentaire, cosmétique et pharmaceutique. Les truffes sont des champignons souterrains comestibles très prisés dans la restauration du luxe. 1Kg peut coûter jusqu'à 10 000 € (6 556 000 FCFA). Est-il vrai que cela ne peut pousser qu'en France et en Italie ? Dans la parfumerie, il existe 2 genres de parfum, celui à l'alcool, moins cher et celui aux essences naturelles, plus cher. Par exemple, l'essence du Jasmin coûte jusqu'à 80 000 € le kg, soit  52 millions de FCFA pour un seul kg d'extrait de fleurs du jasmin. Est-il vrai que cette fleur ne peut pousser que dans la ville de Grasse en France ? Ou comment l'Afrique peut-elle venir à bout des mensonges économiques qui l'ont privée de grandes rentrées de ressources pour l'abrutir avec du café, du cacao ou du coton ? 

E- 5ème jour Les boissons : Les boissons chaudes et froides, les boissons alcooliques et les non alcooliques. Les infusions : Comment produire la camomille, les marguerites ? Comment produire à moindre coût le sucre, les sodas (eau sucrée gazéifiée), la bière, le vin de raisin, le jus de fruit pressé et l'eau de source en bouteille ? Comment obtenir du sucre brut du sorgho ? Le très rentable marché des distributeurs automatiques de boissons : par exemple, 1kg de café moulu donne 80 doses de tasses de café expresso. Mais attentions aux erreurs fatales à ne pas commettre et nous verrons lesquelles.

AVERTISSEMENTS :

Ces formations ne visent pas à faire de vous des agronomes, des chimistes, des vétérinaires ou des pharmaciens, mais des patrons, des industriels capables de maîtriser la géostratégie des différents secteurs avant de vous y lancer. Pour donner des ordres, un patron doit savoir de quoi il parle, ce qu'il veut et comment il le veut. Nous vous aidons à travers ces cours à devenir des patrons avertis et aguerris dans chacun des secteurs.

CONFIDENTIALITÉ

Compte tenu de la très grande sensibilité des informations qui vous seront fournies durant les cours, nous vous invitons à vous conformer dès le premier jour au devoir de réserve et de grande confidentialité, propre à tout industriel que vous voulez devenir et donc, pour aucun motif, de ne divulguer le contenu des leçons. Le secteur industriel exigera de vous un comportement de plus grande rectitude, de rigueur et de sérieux qui sont facultatifs dans d'autres secteurs comme le commerce. Ici, les erreurs se payent cher, très cher, parce que les vies humaines sont en jeu. Si vous vous trompez sur la date de péremption de votre produit, il peut très vite se transformer en poison.

Les cours seront tenus par une équipe de spécialistes et professionnels pour couvrir les divers stades de la vie d'une industrie, de la plantation au marché, en passant par l'usine.

COMBIEN CA COÛTE ?

Frais de participation : 50 000F CFA (77 €) ou son équivalent par Module – 200 000 FCFA (305 €) pour les 5 Modules. Dans ce prix sont inclus : le matériel didactique, les goûters et le repas de midi. Le montant demandé permet l'autofinancement pour garantir l'autonomie de la formation. 10% sera exigé 1 mois avant le début du cours et la totalité pour les modules choisis devant être payée 7 jours avant le début des cours. Une clé USB avec les livres des thèmes sera gratuitement offerte à ceux qui auront choisi tous les 5 modules.

LIEUX : Douala et Yaoundé en Janvier 2014, Paris et Bruxelles en Février 2014, Montréal en Mars 2014, Berlin et Nuremberg en Avril 2014, Luanda en Mai 2014, Perugia en Juin 2014. Ces dates et l'ordre sont communiqués à titre indicatif et peuvent varier.

NOMBRE DE PARTICIPANTS: Le nombre de participants à chaque cours est limité à 50 avec une priorité à des membres déjà inscrits à l'un des clubs de Géostratégie ou qui ont participé aux conférences précédentes de 2012 et 2013 ou  au projet  Afrique 2021.

QUI PEUT Y PARTICIPER ?

Cette formation est réservée aux populations africaines, d'origine africaine et leurs conjoints, optimistes sur l'avenir du continent africain et très motivées à y concourir. Tous les afro-pessimistes ne seront pas admis à participer à la formation.

PROJETS PERSONNELS : tous les participants s'engagent à démarrer un projet de micro-industrie dans un délai de 12 mois et d'en informer la direction des cours.

TEMOIGNAGE / PARTAGE : Tous les participants s'engagent à donner leur disponibilité pour témoigner et partager leurs propres expériences de néo-industriels, comme futurs formateurs pour les prochaines sessions de ce qui convient d'appeler ECOLE DE LA VIE DU PATRON. Cette formation a comme fondement la notion du partage. C'est parce que nous serons en mesure de partager nos connaissances que nos successeurs pourront facilement surmonter nos propres difficultés d'aujourd'hui et avancer plus vite vers l'objectif que nous visons, celui de la prospérité de notre peuple, de notre continent.

DURÉE DES COURS

Les cours débutent Mercredi pour finir Dimanche et tous les jours à 9 h pour se terminer à 17 heures avec une pause toutes les 2 heures et 1 heure de stop pour le repas de midi.

Jean-Pougala et son équipe de formateurs géostratèges

Douala, le 21 octobre 2013